Lundi 18 décembre 2006

Nous adopterons un plan de lutte contre les violences conjugales et familiales et pour la protection de l’enfance et de l’adolescence en danger.

Delphine Batho, secrétaire nationale du PS à la sécurité explique l’étendue du plan de lutte contre les violences conjugales et familiale. Safia Lebdi, vice-présidente de l’association Ni putes ni soumises, témoigne de la situation catastrophique de l’accompagnement des victimes de violences conjugales.


Delphine Batho : secrétaire nationale du PS à la sécurité

Nous avons un modèle : ce qui a été fait par le gouvernement Zapattero en Espagne. Nous avons en France une situation où une femme meurt de violences conjugales tous les quatre jours. Nous avons une situation aujourd’hui en France où quand une femme subit des violences et s’enfuie de chez elle pour se protéger, elle est obligée par exemple de démissionner de son travail. Lorsqu’elle va à l’ANPE, comme elle a démissionné et qu’elle n’a pas été licenciée, elle n’a pas le droit au chômage. Nous avons une situation en France aujourd’hui où quand une femme qui a des enfants subit des violences conjugales et qu’elle porte plainte, se retrouve face à trois procédures judiciaires distinctes : une pour les coups qu’elle a subit, une pour la garde des enfants, une pour le devenir des biens… Ce que nous voulons, c’est qu’il y ait un engagement et une mobilisation des services sociaux, de la police et de la justice pour faire qu’une femme qui subit des violences conjugales soit du début à la fin réellement soutenue et accompagnée. Notre idée est de s’inspirer du gouvernement espagnol avec des conditions très concrètes comme le fait que ce soit le conjoint violent qui doit quitter le domicile ou comme des systèmes d’alerte, qui, si une femme a peur que son conjoint fasse à nouveau une apparition dans sa vie, quelqu’un est averti tout de suite. Il faut simplifier toutes les démarches administratives. On est dans des violences conjugales qui sont souvent entourées d’une loi du silence, justement parce qu’il n’y a pas suffisamment de systèmes d’accompagnement de victimes.

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Mercredi 13 décembre 2006

Face aux mystifications de Le Pen, le MJS lance la contre campagne !

« Pour combattre tout démagogue, il faut extirper la part de verité qui le fait vivre. » Socrate

Jouant une nouvelle fois sur les peurs et les inquiétudes des Français, le Front National vient de lancer une campagne d'affichage. Le MJS a décidé de prendre le contrepied de cette campagne, en lançant une campagne parodiant celle du FN dénonçant l'opération de mystification menée par Jean-Marie Le Pen.

Chaque affiche du Front National a été détournée dans le but de convaincre que la situation dont le FN rend responsable la gauche serait pire si le programme de l'extrême droite était appliqué.

Cette contre-campagne sera diffusée sur internet et par le biais de MMS. Le site www.preparonslechangement.net diffusera des argumentaires sur le contenu réel du programme du Front National. Les jeunes socialistes ne lâcheront pas Le Pen d'un pouce, et mettront toutes leurs forces dans la bataille pour dénoncer l'escroquerie électorale qu'il représente.





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Samedi 9 décembre 2006
  • 280 000

    C’est le nombre d'adhérents au parti socialiste. Ce chiffre a été annoncé par François Rebsamen, secrétaire national du PS à la coordination, lors du congrès d'investiture du dimanche 26 novembre. Jamais le parti socialiste n'avait compté autant de militants dans ses rangs.
Par Yassine - Publié dans : politique
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Mercredi 6 décembre 2006

Sixième texte répressif depuis 2003, nous comptons lui faire barrage. Depuis trois ans maintenant qu’il est annoncé, il ne cesse d’alimenter les peurs et les craintes des travailleurs sociaux et des professionnels de la santé, l’opposition des maires de gauche comme de droite, le refus d’une part grandissante des citoyens que nous sommes et des jeunes notamment qui une nouvelle fois stigmatisés voient le champ de leurs libertés individuelles et collectives se rétrécir encore.

Basé sur l’idée que « la meilleure des préventions c’est la répression », ce texte traduit dans les lois de la République une vision de la société érigeant le populisme pénal en mode d’action politique et électoral. Il substitue encore plus l’Etat pénal à l’Etat social, le contrôle social au droit à la sécurité, le présumé coupable au présumé innocent.

A première vue, c’est un texte grossièrement « fourre-tout . Il traite pêle-mêle un ensemble de thèmes qui auraient sans nul doute, mérité à la fois un peu plus de sérieux mais surtout l’absence de cynisme au regard des chiffres de la délinquance, et des enjeux posés.

La loi de prévention de la délinquance agit comme un « cheval de Troie » et succède à 14 mesures concernant la justice et la sécurité votées par la droite à l’Assemblée depuis 2002. Ces 14 mesures étaient présentes dans le programme du FN parmi ses 24 propositions pour la campagne de 2002. De l’Intérieur l’édifice sécuritaire s’érige et pas moins de 72 articles du code pénal sont modifiés. Une réforme assumée du code pénal aurait été plus honnête et plus digne pour la démocratie, mais sûrement moins profitable médiatiquement.

Les événements récents sont autant d’occasions pour Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin d’alourdir la surenchère sécuritaire et pénale en utilisant des amendements au projet de loi. Malgré les dispositions légales déjà existantes, la fuite en avant vers un système pénal tout répressif s’accélère.

Les régressions - ou peut-être devrions-nous dire les « agressions » au corps social - sont de plusieurs natures.

La première concerne le nouveau rôle dévolu aux élus. « Nous ne sommes pas des shérifs ! » s’est écrié Claude Dilain, le Maire de Clichy-sous-Bois à l’annonce du texte qui, soit dit en passant, attend toujours un commissariat pour sa ville de 55 000 habitants, ou une ANPE pour une collectivité confrontée à 20% de taux de chômage. Car c’est bien de shérif dont il est question lorsqu ‘on demande au Maire qui avant tout a un rôle de médiation reconnu, de se voir attribuer des pouvoirs étendus de contrôle et de sanction, d’accéder aux données individuelles concernant les usagers des services sociaux et médico-sociaux aujourd’hui protégées par le secret professionnel.

En ce qui concerne, les mineurs alors que le taux de réponse pénal est de 77% contre 71% pour les adultes, Nicolas Sarkozy n’en est pas à une incohérence prêt, sa ligne c’est répression versus prévention.. Le mineur n’est plus un citoyen en devenir mais un majeur en miniature, la comparution immédiate lui est appliquée, dès 10 ans le placement en établissement spécialisé est rendu possible, à 13 ans intervient la possibilité. Enfin, la solidité juridique du texte et sa compatibilité avec d’autres textes votés ou à examiner apparaissent incertaines.

Il y a un peu plus de six mois, la jeunesse de ce pays criait son droit à l’avenir et obtenait le retrait du CPE, la réponse du gouvernement aura été entre autres l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit à 15 ans.

Il y a un an, une partie de la jeunesse dite « des banlieues » témoignait le « mal être » d’une société française tout entière incapable d’offrir un avenir à ses enfants.

Aujourd’hui, les organisations de jeunesse politiques, associatives et syndicales qui s’étaient mobilisées dans le collectif « stopCPE » décident de renouveler leur cadre unitaire afin de faire échec à cette loi. On ne pourra traiter durablement la question sans s’attaquer à la paupérisation et aux injustices croissantes, sans mettre fin à l’abandon et la stigmatisation par l’Etat de quartiers entiers et en cessant les attaques répétées portées au service public de l’éducation ainsi qu’aux acteurs sociaux et éducatifs. Il n’y a pas là angélisme mais réalisme, ce n’est pas là du laxisme mais du pragmatisme.

Parce qu’en plus de cette ignorance orchestrée, Sarkozy tente une fois de plus de jouer sur les peurs et les pulsions, en instaurant un climat de « violence qui engendre la violence »

Sa loi est une loi de provocation de la délinquance. Nous en demandons le retrait !

Par Yassine - Publié dans : politique
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Mercredi 29 novembre 2006

La déclaration de principe du Parti Socialiste proclame notamment "I'égalité et la dignité des hommes et des femmes". Dernièrement, George Frêche s'est une nouvelle fois écarté de ces valeurs souscrites par l'ensemble des adhérents socialistes en déclarant "Regardez l'équipe de France de football : y'a 8 africains sur 11. Parce qu'ils en veulent ! Ils utilisent le foot pour la promotion sociale et c'est très bien pour eux ! Nous, on est fatigué, tout va trop bien. Ça ressemble à ce film, le truc de Jamel Debouzze. Indigènes. On fait une équipe de foot d'indigènes. Mais moi je ne le dis pas comme Le Pen, qui le dit de façon semi-raciste. Y'aurait un Africain, deux ou trois... Mais là. Bon, j'ai vu récemment les All Blacks. Y'a un ou deux Maoris mais la plupart des joueurs, ce sont des Écossais, des Anglais, dont les parents sont en Nouvelle-Zélande depuis 3 générations. En Afrique du Sud, ils constituent l'ossature de l'équipe des Blancs. Y'a aussi des Noirs. C'est une équipe sympathique, c'est un mélange. Mais en France, c'est plus un mélange, c'est la totalité. Bientôt, y'aura 11 noirs sur 11 en équipe de France. C'est une catastrophe pour le sport français. Ça veut dire qu'on est nuls, voila la réalité. Moi, ça me peine! Y'a encore que le rugby qui sort des champions. Le rugby, c'est des équipes normales. Y'a un ou deux Nord-Africains, y'a un ou deux noirs. C'est la composition de la population française. Mais le foot, c'est une catastrophe. C'est que des mercenaires. Bon enfin." Un propos qui n'est pas étranger à Jean-Marie Le Pen qui avait déclaré bien avant "Peut-être que le sélectionneur a exagéré la proportion de joueurs de couleur, peut-être qu'il aurait dû garder dans ce domaine-là plus de mesure, peut-être s'est-il laissé entraîner par ses choix idéologiques".  Ce n'est pas la première fois qu'il s'écarte de notre philosophie républicaine. Il n'est pas concevable de faire l'économie d'une sanction, alors que collectivement nous dénonçons ces propos chez nos adversaires, ou leurs alliances circonstanciés.

Nous militants socialistes mais aussi sympathisants et électeurs, condamnons solennellement ces propos et demandons à la commission des conflits de statuer au plus vite sur le sort du Président de la Région Langedoc- Roussilon afin qu'il soit exclu du Parti Socialiste. Il a déjà été écarté des instances nationales. Considérant qu'il n'a ni tenu compte des sommations qui lui ont été faites (et notamment après les propos sur les harkis) ni retiré ses propos, il semble que malheureusement il n'y a pas de solution alternative. Les valeurs que nous portons ne sont susceptibles d'aucune entorse. Si le prix du respect de celle-ci n'est possible qu'en excluant le président d'une région, alors il ne faut pas hésiter.


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